47 – lever les pieds

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légèrement ivre
plus facilement les larmes
portées par le sang
se véhiculent dans l’âme
moi je regarde
un type qui balaie
je pense à son clown
je décompose lui gosse
et ce qui m’arrive
d’être sur le banc
dans la rue
commence à tourner
centrifuge les éléments de mon existence
cette bouillie de souvenirs et d’illusions
se déborde salement au médian
du nombril
me plie
ce n’est pas comme pleurer
mais des images d’aïeux et d’aïeules
pleuvent
accablantes
et je retombe
amoureux
du balayeur
au mégot
qui me dit de lever les pieds
je pense en équilibre
que cette fois je vais pleurer

Au large
au loin
au long
à l’aise
à l’heure
à l’eau
en terre
en tas
en trou
au large ici
au loin devant
toi
au présent

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